20140513 - 20min

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Interview

Sauver des enfants à vélo

Sauver des enfants à vélo

SPORT – Jo et Huguette Le Bouter ont démarré lundi 13 mai un périple de plus de 4000km à vélo. Du Morbihan à Istanbul (Turquie), ils récolteront des fonds pour l’association  du syndrome de Wolfram.

2 euros. C’est le prix auquel Jo et Huguette vendent chaque kilomètre qu’ils vont parcourir à vélo. L’objectif de leur expédition: récolter des fonds pour financer la recherche contre le syndrome de Wolfram. Cette maladie rare provoque du diabète, altère la vision et déclenche des problèmes neurologiques, souvent avant l’âge de 10 ans. Une cinquantaine de cas est dénombrée en France.

Sur plus de 4000km, des centaines de tracts dans leurs poches, les deux cyclistes souhaitent «aller au plus près des gens, leur expliquer la démarche et faire connaître cette maladie».

11 pays à traverser

L’association du syndrome de Wolfram a mis en ligne une plateforme de récolte de dons. Divers moyens de paiement dont Paypal devraient faciliter les formalités aux étrangers. «On a déjà vendu nos 150 premiers kilomètres», se félicitait le retraité avant le départ. Et si les dons récoltés sont supérieurs à la distance parcourue, l’ancien pilote de ligne s’engage «à faire les kilomètres supplémentaires dès [son retour!»

Le couple de retraités, partis de la ville de Languidic (Morbihan) après une cérémonie en présence de nombreux habitants, bénévoles de l’association et de l’ancien coureur cycliste, Pierre Le Bigaut, devrait traverser 11 pays en trois mois.

Les deux cyclistes ont déjà réservé plusieurs nuitées pour la première moitié de leur escapade auprès de sites qui les mettent en relation avec des particuliers prêts à offrir leur canapé.

En Europe, ils envisagent de suivre la route des fleuves jusque Belgrade en Serbie et confient que la suite «sera un peu plus difficile».

73 kilomètres par jour

L’itinéraire est défini grâce à Google Maps et un GPS de poche pour vélo. Tentes et couchages attelés, le couple fait aussi le voyage «pour le plaisir de rouler». Ils racontent leur aventure sur un blog qu’ils mettront à jour deux à trois fois par semaine, en fonction de l’accès à internet.

Les sexagénaires envisagent de faire 73 kilomètres par jour et de se reposer une journée tous les quatre jours. Ils s’y sont préparés. Depuis le mois de janvier, ils parcourent une cinquantaine de kilomètres par jour : «passer du promeneur à vélo au randonneur demande une préparation physique et mentale».

L’année dernière, Jo Le Bouter avait, seul, traversé les États-Unis, d’Est en Ouest, pour une distance totale de plus de 5500 km. Il avait amassé plus de 10000€ pour l’association du syndrome de Wolfram.

 

Velo Wolfram

Allemagne, Serbie, Bulgarie … autant de pays que les époux vont traverser. 

Posté par Lbj1